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Le chef d'orchestre sur scène

L'EDITO 

Cette page propose un éditorial sur nos programmes en cours et présentés prochainement en concert.

La IXème Symphonie de Beethoven, musique de l'avenir ? 

À l'occasion de l'année Beethoven, l'Ensemble Polyphonique entame un cycle consacré au romantisme avec en concerts quelques grandes oeuvres comme la 9ème symphonie de Beethoven, la messe en Sol se Schubert (2028) et des concerts lectures unissant poésie et musique vocale (juin).

1827-2027 : l’année Beethoven, bicentenaire du « musicien de l’avenir » 

Cette IXème symphonie « divine étincelle » selon Wagner, tout à la fois fin de la symphonie classique et sa projection vers le drame total, marque les débuts d’un siècle de romantisme et de leçons dont nous tirons encore les enseignements.

Un sommet musical difficilement dépassable, il faudra attendre 3 générations pour oser mêler chant et symphonie à l’orée du XXème siècle. Non seulement Beethoven y condense tout ce qu’on sait faire à l’époque en terme de composition mais il en amplifie et dépasse les procédés : les voix portent les mots donnant ainsi à entendre le sens et une émotion indicible. Déjà l’idéal romantique par l’union de la poésie et de la musique, union qu’appelait de leurs voeux Goethe ou Schiller, l’auteur de l’Ode à la Joie.

Plus qu’une oeuvre… une grande fresque comme le comprendra Klimmt dans sa célèbre frise Beethoven. Un tourbillon de musiques qui mêlent héroïsme, épisodes populaires, poésie et science de l’écriture héritée de ses grands prédécesseurs de Bach à Haydn et Mozart. Et, beaucoup plus tard, un message d’espoir et de liberté qui a pu résonner au lendemain des heures sombres du siècle passé.

Tous les humains deviennent frères, là où plane ton aile si douce…

Étreignez-vous, millions d’êtres !

Au monde entier ce baiser !

Schiller : Ode à la Joie

L-Hymne-a-la-joie-detail-de-la-Frise-Beethoven-par-Gustav-Klimt-1902-©-Palais-de-la-Secession-Vienne.jpg
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